Bio

Née en 1985 dans le nord de la France, Léa Habourdin a d’abord étudié l’estampe à l’école Estienne puis la photographie à l’école d’Arles.

Attentive à la diversité des formes de vie, sa pratique veut dessiner d’autres manières d’entrer en résonance avec le monde, observant le rapport que nous entretenons aux autres animaux, aux paysages, elle convoque les notions de survie, de fracture, d’effondrement  et construit une nouvelle image de ce que nous appelons “le sauvage”.

Explorant des champs tels que le comportement animal, l’éthologie ou encore la recherche en sciences appliquées, elle déploie un travail en dessin et photographie où la place du livre et de l’objet imprimé est cruciale.

Son travail a été montré dans de nombreux festivals (Rencontres d’Arles, Photo Phnom Penh – Cambodge, Kaunas festival – Lituanie, Lianzhou festival – Chine) et fût récompensé plusieurs fois (Bourse du Talent à la BnF, Prix du jury des festivals Maison Blanche et Boutographies). En 2014 elle reçoit le prix Carte Blanche PMU en binôme avec Thibault Brunet, en 2015 elle expose au Bal (Paris) et ses deux premières monographies sont publiées : Chiens de fusil (éditions Filigranes) et les Immobiles (éditions le Bec en l’air).

Du livre d’artiste qu’elle déconstruit en public (Relier-Delier à la maison Deyrolle en 2017) à celui qu’elle façonne comme trace de sa performance (Je vous écris au Centre Culturel Tchèque en 2016), elle a développé ces dernières années un rapport singulier à l’objet imprimé, multiple, performé. En 2018, elle expose Survivalists au Musée GoEun en Corée du Sud et profite de l’ouverture de l’exposition pour lancer sa maison d’édition : Mille Cailloux où l’acte d’éditer sera pensé comme une pratique artistique.

Son travail figure dans des collections publiques (BnF, Franklin Furnace Foundation) et privées (États-Unis, Japon, France, Irlande)